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Protection d’un nom de domaine

Je veux créer une boutique et un site Internet en même temps, qui commercialiseront des objets d’artisanat d’art très divers L’enseigne choisie est « XYZ » pour la boutique, et le nom de domaine, qui m’appartient déjà, « xyz.com ». Le site Internet est destine à l’exportation et se décline en plusieurs langues, mais n’est pas encore en ligne. D’après mes premières recherches, plusieurs enseignes et plusieurs marques « XYZ » existent déjà, mais aucune sur Internet puisque je suis propriétaire du nom de domaine en .com, et que les autres extensions sont libres. Par exemple il existe une marque en classe 29 (alimentaire) et une en classe 33 (boissons alcoolisées), un détaillant d’équipement de la maison à Limoges et un fabricant de produits de toilette a Marseille à cette enseigne. Il existe aussi des enseignes proches de « XYZ » avec un mot en plus.
Que faut-il que je fasse pour me protéger ?

Il faut avant tout savoir que si Internet est un support nouveau, en matière de commerce il ne s’agit que d’un canal de distribution supplémentaire. Donc, le fait que les commerces existants n’y soient pas encore ne permet pas de faire tout et n’importe quoi, d’autant plus que son rayonnement est mondial ! En l’espèce, la dénomination choisie est antériorisée par des signes distinctifs divers tels que dénominations sociales, enseignes et marques. Toutefois, les enseignes sont traditionnellement créatrices de droits dans un rayon local sauf notoriété particulière qu’il convient de démontrer. Quant aux marques, elles sont déposées dans des classes spécifiques. A présent, il faut savoir si ces classes correspondent aux produits ou services qui seront proposés dans cette boutique et sur le site. Dans ce cas, il serait risqué de commencer l’exploitation et la communication sans obtenir un accord de coexistence avec les titulaires. Il faudra ensuite examiner très attentivement les antériorités partielles qui sont susceptibles de constituer des obstacles en cas de risque de confusion pour la clientèle. Toutefois, si la coexistence est obtenue, le site peut exister sous le nom de domaine et il appartient aux suivants de faire leur place sur le réseau au moyen des autres extensions qui existent…à moins de tout réserver dans l’intervalle pour sécuriser le périmètre de protection. Pour garantir la mise en place d’un tel projet, il serait en conséquence recommandé de faire appel à un avocat.

Est ce qu’un nom de domaine a une antériorité sur une marque déposée à l’INPI?
J’ai déposé sur le net et à l’INPI une marque dans la classe assurance.
Je suis contacté pour une éventuelle contrefaçon par une société d’assurance au motif qu’il y a similitude, imitation, utilisation d’un nom à l’envers !
Cette société a déposé son nom de domaine après moi et sa marque avant moi.

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Noms de domaine : formalités de dépot

Comment m’assurer que le nom de domaine que je désire utiliser n’a pas déjà été pris par quelqu’un d’autre ?
Vous pouvez effectuer une recherche – gratuitement – sur le site GANDI pour déterminer si le nom de domaine que vous avez choisi est déjà en service ou non. L’enregistrement se fait avec une série de chiffres et de lettres et obéit toujours à la règle du  » 1er arrivé, 1er servi « . Il n’y a aucune justification à servir, juste une déclaration auprès du bureau. Les opérations d’enregistrement se font exclusivement par Internet (formulaire).

Quelles formalités administratives dois-je accomplir pour obtenir un nom de domaine en France ?

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POUR ALLER PLUS LOIN

Données personnelles et E-Administration

Nom de domaine : définition

J’ai réservé il y a 18 mois deux noms de domaine .com.
Pour l’un des deux, je n’ai jamais reçu de facture d’intermédiation.
Un nouveau provider essaye de récupérer le nom pour lequel il n’y a pas eu de facture et la société d’enregistrement, malgré maintes relances fait la sourde oreille !

1) Peut-on porter plainte auprès de l’Icann pour malhonnêteté et qu’il ne puisse plus servir d’intermédiaire pour le dépôt de noms de domaines ?
2) Peut-on envisager une procédure amiable ?

On ne peut pas utiliser la procédure d’arbitrage ICANN dite  » Uniform Dispute Resolution Policy  » pour d’autres litiges que ceux qui opposent les titulaires de marques aux personnes ayant enregistré des noms de domaine.
Néanmoins, vous pouvez adresser à l’ICANN un courrier par lequel vous faites état de votre différend avec le registrar.
Il se peut qu’une telle information ait quelque impact sur l’accréditation de cette société, si elle est effectivement accréditée ICANN (on ne peut d’ailleurs que vous inciter à passer par de telles entreprises, les autres n’offrant aucune garantie).
Pour la procédure amiable, il ne faut pas oublier que le registry des  » .com  » reste NSI( Networks solutions), qui a donc un certain pouvoir sur les noms. Pourquoi ne pas leur demander qu’ils agissent en amont ?

Qu’est-ce qu’un nom de domaine ?

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POUR ALLER PLUS LOIN

Responsabilité des hébergeurs

Disparition d’un site

Ma société a créé et exploite un site. Je vais céder mon entreprise à une société qui va probablement en continuer l’exploitation sous un autre nom. Ne sachant pas de quoi l’avenir est fait, puis-je conserver pendant plusieurs années le nom de domaine de ma société si cette dernière n’existe plus juridiquement ?
Tout dépend de l’accord signé avec le repreneur. En effet, celui-ci peut très bien souhaiter continuer l’exploitation du site sous son nom d’origine en co-branding avec sa propre dénomination, afin de ne pas subir une perte de clientèle.
Dans ce cas, la cession de l’entreprise s’accompagne du site et du nom de domaine qui sont considérés comme des actifs à part entière.
A défaut, vous pouvez obtenir l’accord pour conserver le nom. Mais si c’est un domaine en « .fr », en cas de disparition de l’entreprise par acquisition, le nom de domaine devra être radié à échéance par le registrar. Pour un domaine générique, en revanche, la conservation est simplement subordonnée au paiement de la redevance.